Les postures de cet aide mémoire sont simples et ne représentent qu’une base. En fonction des écoles leur nom peut changer.
Il est important de ne pas vouloir copier une image, une posture doit être adaptée à soi, dans l’instant.
C’est le souffle et la concentration qui vont permettre d’en défaire les nœuds.
N’oubliez donc pas que chaque posture doit être tenue dans le temps avec des souffles appropriés.
Dans les postures décrites, les souffles qui sont indiqués sont des souffles de base. En fonction de votre pratique et de votre expérience vous bien entendu utiliser d’autres souffles ou visualisations.
Les postures de yoga décrites dans le guide
- Arbre – Vriksâsana
- Arc – Dhanurâsana
- Barque – Navâsana
- Charrue – Halâsana
- Chat 1 – Marjariâsana
- Chat 2 – Marjariâsana
- Chat 3 – Marjariâsana
- Chat : le souffle – Marjariâsana
- Chien qui regarde en bas – Adho mukasvâsana
- Chien qui regarde en haut – Urdhva mukasvâsana
- Cobra – Bhujangâsana
- Corbeau – Kakâsana
- Demi pont – Ardha setubandâsana
- Mains aux pieds – Paschimottanâsana
- Montagne – Parsatâsana
- Pince – Paschimottanâsana
- Posture debout – Tadâsana
- Posture du sage Goraksha – Gorakshâsana
- Posture inversée – Viparita Karani Mudra
- Torsion simple – Vakrâsana
- Tortue – Kurmâsana
- Triangle simple – Trikonâsana
- Triangle étiré – Uttitha trikonâsana
- Salutation au soleil
Retrouvez la description des âsanas dans le guide
Prendre et quitter une posture
La posture est l’aspect le plus connu du yoga, certainement parce que le plus visible. Bien qu’en apparence la posture s’adresse au corps physique, elle sert à conquérir l’énergie et à dompter le mental.
Une posture sans souffle, sans tenues internes, sans visualisation n’est qu’une simple gymnastique.
Il faut inverser la manière d’utiliser le corps. On va mettre en place un souffle, dans lequel on va faire une posture. Cela change beaucoup de choses au niveau énergétique et mental.
Cependant quelques points que l’on retrouvera dans toutes les pratiques :
Systématiquement, on portera son attention sur la recherche de l’étirement de la colonne vertébrale. Pour cela, tout doit partir de la base, d’une poussée du bassin qui doit donner la sensation de verticalité. Ce n’est pas le haut (la poitrine) qui tire, c’est le bas qui pousse : l’anus et le bassin.
Une fois la posture prise, on recherchera l’immobilité, dans une profonde détente qui permettra de sentir à l’intérieur de soi le trajet du souffle et une sensation de tension interne, à ne pas confondre avec une crispation.
Défaire toute les crispations, on garde une tension qui doit devenir « énergétique », et on enlève les crispations qui sont d’ordre mental.
Une posture doit être adaptée à chacun. Il ne s’agit pas de vouloir copier une image ou le professeur, mais de sentir à l’intérieur de soi.
La manière de quitter une posture est aussi très importante. Souvent, on a envie de tout lâcher et de se laisser aller. C’est là qu’il faut tenir et quitter la posture proprement.
Après la pratique, prendre un temps d’observation, pour goûter et savourer, soit allongé, soit en assise
Comment placer une posture dans une séance
C’est une question qui revient souvent.
L’organisation des pratiques se fait en général par rapport aux centres d’énergie. C’est-à-dire que les premières pratiques vont d’abord concerner le centre d’énergie de la base, et les suivantes vont suivre en montant : le pubis, le ventre, le cœur, la gorge, le front. Il n’est pas nécessaire de faire systématiquement tous les centres.
Une séance commencera par une mise en disponibilité : kapalabathi ou relaxation rapide. Ensuite viendront les pratiques concernant plus spécifiquement le corps, dans l’ordre décrit ci-dessus, puis le travail sur la prânâyâma, puis les mudra, puis la concentration et enfin les pratiques de méditations.
Tout ce qui vient d’être dit n’est qu’un canevas, qui en fonction des besoins, peut être modifié.
Les postures peuvent toutes travailler sur n’importe quel centre d’énergie, bien quelles soient plus en lien avec un en particulier. Par exemple dans la posture de la pince, on pourra travailler aussi bien le centre d’énergie de la base que celui du cœur, mais la posture aura plus de résonance avec la base.