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La difficulté de pratiquer seul chez soi, est une des premières choses qui revient dans les freins à la pratique. Je vous donne ci-après quelques pistes qui pourraient vous aider. Mais malgré tout, je ne vais pas vous mentir, il faut quand même au départ donner une impulsion, y mettre un minimum de volonté. Comme le dit le tantrisme : « il ne suffit de prononcer le mot lampe pour éclairer ». Et n’oubliez pas qu’il faut vous faire plaisir, surtout vous faire plaisir, vous ne pourrez pas persister dans la contrainte et la souffrance.

Quel est le moment le plus favorable pour ma séance de yoga ?

J’ai pas le temps !!!!

Est-il utile de dire que rien ne se fait sans rien, que tout apprentissage requiert un minimum de régularité, voir de rigueur ? Bien sûr tout le monde sait cela, tout le monde est d’accord. Le hic est que le fait de savoir ne change pas grand chose tant que l’on n’est pas capable d’agir. Non ça ne marche pas ainsi. Il faut une méthode, une régularité sans que pour autant cela représente une quantité d’entraînement quotidien très importante.

Pratiquer le yoga, c’est intervenir sur son souffle c’est intervenir sur les énergies, sur les émotions, sur les fonctionnements physiologiques. C’est modifier des empreintes gravées depuis tant et tant d’années qui sont la somme de notre histoire, de nos expériences et de nos conditionnements éducatifs. Ces empreintes sont forcément inscrites au plus profond de nos automatismes, on ne peut espérer tout modifier en quelques jours. Il faut patience et plus encore régularité. Il est plus efficace de mettre en place un entraînement d’un quart d’heure par jour que de faire deux heures tous les dimanches. La répétitivité est ce qu’il y a de plus payant un temps donné sera réparti avec plus de profit sur plusieurs séances que sur une seule. Un entraînement rentable demande moins une quantité importante qu’une pratique régulière. Un peu tous les jours et c’est gagné !

" Le plus dur c’est toujours de commencer. C’est ce qui nécessite le plus volonté. "

Quand vous avez le temps

Le moment le plus porteur pour faire du yoga, c’est celui où vous avez le temps.

La vie que nous menons aujourd’hui est pleine de contraintes, d’obligations qui même si elles sont nécessaires, nous mettent sous tension : les factures à payer, les horaires de travail à respecter, les limitations de vitesses, les embouteillages,…. Le yoga est sensé nous amener plus de calme et de détente, il n’est pas nécessaire de remettre une couche de contraintes. C’est pour cela que même s’il y a effectivement des moments privilégiés pour pratiquer, le moment le plus propice sera celui ou vous avez le temps.

Bien entendu, je ne me place pas là dans le cadre d’une pratique intensive, d’une formation ou d’une sadhana, où l’on inverse les rôles : c’est à la vie extérieure à s’adapter à la pratique du yoga et non pas l’inverse. Mais pour cela, il faut être prêt et ne pas bruler les étapes.

Conseil n°1 : Trouvez votre moment privilégié

Peu importe, le matin, le soir, à midi ou autre, c'est quand vous avez le temps et qu'il n'y a pas de pression extérieure (famille, travail,...)

Les quatre autres moments privilégiés

  • Midi
  • Minuit
  • Le levé du soleil
  • Le coucher du soleil

Le midi c’est quand le soleil est au plus haut, c’est le bon moment pour les pratiques de feu avec des souffles puissants, chauds, dynamiques, rapides, forts, les grandes rétentions

Le moment où le soleil est au nadir, au minuit, c’est le moment pour les pratiques de non souffles, sans air, qui demandent à être très immobile, très intériorisé.

Toutes les pratiques et tous les souffles vont bien quand le soleil se lève ou quand il se couche.

Tout ceci n’est qu’une indication, et je le répète, ce qui importe c’est de pratiquer à quelque moment que ce soit, alors allez-y.

Combien de temps doit durer ma séance de yoga

Ne mettez pas la barre trop haut

Tout d’abord ne pas vouloir en faire trop. En effet, si la barre est trop haute pour vous, au lieu de trouver de la motivation, vous allez trouver de la démotivation, et même de la dévalorisation, culpabilité (je suis nul, je n’y arrive pas, je n’ai pas de volonté).

Si vous voulez courir le marathon, et que vous n’en avez jamais fait, vous allez d’abord commencer par apprendre à courir, puis vous allez courir 1 km, puis 2 km, puis 5 km, puis 21, etc… et enfin les 42 km.

Pour le yoga, c’est la même chose, commencez simplement, 10 minutes par jour, en vous faisant plaisir, et puis vous vous apercevrez que parfois les 10 minutes durent 20 minutes et progressivement votre temps de pratique va augmenter tout seul, et surtout en vous faisant plaisir.

Conseil n°2 : ne mettez pas la barre trop haut

Mieux vaut faire ​20'00 que vouloir faire 1h00 et ne pas y arriver

Dans ma séance quelle durée pour les pratiques ?

Les pratiques : postures, souffles, concentrations, mantra, méditations, vont chacune avoir leurs spécificités. En fonction de votre expérience, dans le yoga et dans la technique elle-même, le temps sera différent.

Il y a diverses propositions. On peut dire qu’il y a deux manières de pratiquer, d’une part des séances où l’on règle les techniques et d’autre part des séances d’expérimentation, où l’on pratique vraiment.

Je m’entraine et j’apprends

Dans toutes discipline, il y a un temps d’apprentissage, j’ai déjà donné l’exemple du marathon, qui sera différent en fonction de chacun et en fonction des techniques. Si vous êtes dans des techniques de puissance et d’effort, commencez par 1’00, si vous êtes sur des techniques de souplesse, d’étirement, débutez avec 5’00. Pour le prânâyâma, on dit que jusqu’à 15’00 on est dans l’apprentissage, les réglages. Ne brûlez pas les étapes, acceptez que parfois il faille du temps. Le corps physique et les énergies doivent se purifier, s’adapter et pour cela il faut un certain temps d’intégration.

C’est comme pour une maison, même si vous avez des murs solides, bien montés, un bon toit, mais que vous avez construit sur un terrain instable, votre maison ne pourra pas tenir.

Je veux expérimenter

On va parler d’une durée de valeur qui est un gathikâ. Un gathikâ correspond à peu près à 25 minutes. C’est la durée de base quand on veut expérimenter un souffle ou une posture et non pas quand on veut si entraîner. Quand on veut expérimenter savoir ce qui se passe, provoquer des choses on va pratiquer sur des durées qui sont multiples d’un gathikâ, soit 1, 2 ou trois ou six etc. C’est-à-dire par exemple que je vais faire une respiration alternée pendant un ou deux gathikâ soit pendant 25 minutes ou 50 minutes. Ceci c’est pour la technique que l’on veut expérimenter, dans laquelle on veut imprimer des changements, des modifications. On dit que dans une séance, il faudrait qu’il y ait toujours une des pratiques qui dure un gathikâ et ça peut changer d’une fois sur l’autre, d’un jour sur l’autre. Évidemment cela dépend du temps de pratique, et de la pratique en elle-même, il sera difficile de faire un gathikâ dans la posture de l’arc (dhanurâsana) par exemple.

Pratiquez régulièrement pour l’efficacité

L’efficacité tient à peu de choses. Qu’est-ce qui fait que telle ou telle entreprise humaine fonctionne, qu’un tel va gagner une compétition, battre un record, etc. ? La différence est souvent un rien de plus. Même vis à vis de soi-même et à des niveaux plus modestes de la vie, chacun a eu l’occasion de saisir ces moments, ces circonstances où l’on est plus efficace que d’habitude. Ces moments sont d’une façon ou d’une autre, des moments où quelque chose en nous est plus concentré, plus dense, plus tenue, où un pôle d’intérêt semble générer une énergie intarissable. Ce sont des moments de grâce, il faut les savourer comme tel. A défaut de pouvoir reproduire à volonté ces mécanismes, un cadre personnel bien tenu est une autre réponse pour trouver l’efficacité. De fois en fois il permet aux énergies d’être disponibles aux moments déterminés, il se passe comme une accumulation, c’est une forme de conditionnement volontairement choisi qui rend l’entraînement fructueux.

Un autre élément que l’on peut prendre en considération indépendamment de ces quatre moments a priori favorables c’est qu’il faut faire la séance tous les jours à la même heure. Oui, ça aide un peu, si vous décidez de faire votre séance tous les jours à sept heures du matin, c’est bien de le faire tout le temps au même moment puisque votre corps va être préparé au fur et à mesure, de fois en fois, de répétitions en répétition, il y a comme quelque chose qui se prépare physiologiquement, énergiquement et mentalement. C’est vrai si vous pouvez le faire tous les jours à la même heure c’est mieux. Mais toutefois si ce n’est pas possible c’est à n’importe quelle heure, du moment que vous le faite, c’est ça le plus important. Il ne faut pas être rigide quand on fait du yoga.

Faites votre séance de yoga quand vous avez le temps, sur une durée qui correspond à votre emploi du temps et surtout faites vous plaisir. Il ne faut pas être rigide (mentalement) pour faire du yoga

Conseil n°3 : Pratiquez avec régularité

Conditionnez votre corps, vos énergies et votre mental pour une séance toujours à la même heure, et au bout de 3 semaines, cela deviendra une habitude facile à suivre

Et la volonté dans tout ça ?

Il est important de mettre un cadre à sa pratique. Un cadre c’est comme un emploi du temps ; on va décider de faire telle chose tous les jours ou tous les deux jours à telle heure. Au début il faut mettre en œuvre la volonté. C’est le principe même de la discipline personnelle, rien ne se fait sans elle. Notons au passage que cela est vrai pour toutes les entreprises humaines et plus généralement pour la vie ; vivre c’est exercer sa volonté. C’est elle qui assure la tenue personnelle, c’est elle qui donne les moyens de réaliser ses ambitions, c’est elle en fin de compte qui fait la différence entre les individus. Toutefois elle doit être une qualité qui structure la personnalité, une énergie qui pousse, mais elle ne doit pas être rigide, tendue. Si c’est une tension qui permet d’être réaliste ce n’est pas une contraction, il faut être volontaire avec souplesse ce qui permet à la volonté de se générer elle-même et de devenir légère et plaisante. L’effort pour l’utiliser disparaît et elle offre une ambiance d’aisance et de plaisir.

N’oubliez pas que pour vouloir, il faut pouvoir. Si vous inverser, ce que l’on entend tout le temps : « si tu veux tu peux », vous n’allez provoquer que des contraintes et des crispations.

Ce n’est donc pas « je veux donc je peux », mais plutôt « je peux donc je veux »

"Je peux donc je veux"

Par exemple, vous avez un trou d’une heure dans votre emploi du temps et vous voulez faire 2 heures de pratiques, à moins d’avoir une machine pour arrêter le temps vous n’y arriverez pas. Par contre si au lieu de 2 heures, vous vous dites je vais faire 30 minutes de yoga, cela va rentrer et en plus vous aurez du rab pour gouter et apprécier, donc vous pourrez, après, il faut vouloir….

Autre exemple : vous êtes très fatigué, au lieu de vous lancer bille en tête dans des pratiques difficiles, commencez simplement par une relaxation…

Conseil n°​4 : ​​ne soyez pas rigide

La souplesse "mentale" est indispensable à cultiver, il ne suffit pas d'avoir la souplesse du corps

Faites vous plaisir

C’est bien là où se trouve l’art de toutes les alchimies internes comment le plaisir peut-il habiter nos actes répétitifs ? C’est en fait la saveur que l’on ressent à faire telle ou telle chose qui donne le plaisir. La facilité ou la difficulté à l’accomplir n’entre pas en ligne de compte pas plus, à la longue, que l’utilitaire. Se laver par exemple est du domaine de l’utilitaire, tous les jours durant toute une vie, qu’elle sinécure ! Cela deviendrait vite une corvée insupportable s’il n’y avait un plaisir intime et régénérant. En ce qui concerne la pratique du yoga, ce plaisir se dévoile au fur et à mesure, au plus on en fait au plus on goûte une saveur et une joie très vibrantes. Alors le cadre que l’on s’est fixé n’est plus une rigidité (utile pour mettre en place) et le moment de l’entraînement est attendu avec plaisir, voire impatience, comme un espace de ressourcement, de voyage intérieur, de jouissance autonome.

Conseil n°​​5 : ​​​faites vous plaisir

C'est tout l'art du yoga, ne pas se focaliser sur la souffrance, mais sur le plaisir

Fixe​z ​vous-même ​votre cadre

Un cadre pour être réaliste doit être personnel. Il doit correspondre à ce que vous êtes et à ce que vous pouvez faire. Pour instaurer un entraînement régulier il est complètement inutile de fixer la barre trop haute. Il vaut mieux commencer « modestement » ; expérimenter que c’est faisable, puis éventuellement augmenter le temps ou la fréquence des entraînements. Quels que soient ces derniers l’idéal serait des moments fixes, par exemple tous les matins ou un matin sur deux de 7 heures à 7 heures 30, mais bien sûr cela peut être à n’importe quel moment de la journée ou de la nuit. Il faut donc faire en fonction de sa nature, si l’on est du matin, de la journée ou de la nuit. Une fois le meilleur moment pour soi déterminé, il faut fixer la fréquence et le temps.

Ritualiser sa séance – Trouver de la magie

Dernier point qui peut être aussi d’une grande aide, c’est de définir une sorte de petit « rituel extérieur » qui va vous aider à rentrer dans votre séance, qui va vous permettre de créer un espace différent de l’espace ordinaire. Là aussi, il ne peut être que personnel, il doit vous correspondre. Cela peut être, par exemple, d’allumer une bougie, de mettre un peu d’encens, ou tout simplement de dérouler son tapis… Quand vous faites ces gestes, vous devez avoir la conscience de ce que vous faites, ils ne doivent pas être machinaux, ils doivent vraiment vous faire rentrer dans votre espace de pratique.

Vous pouvez également lire quelques passages (sloka) d’un texte traditionnel comme le goraksha paddati, la shiva samhita, la hatha yoga pradipika, juste quelques lignes, sans forcément essayer de comprendre ce qui est dit, mais en vous reliant à quelque chose qui nous dépasse. C’est un peu rentrer dans la magie du yoga.

Conseil n°6 : Ritualiser votre séance, trouvez de la magie

Un peu d'encens, une bougie,... à chacun de créer son espace

En résumé

 
  • ​Trouvez votre moment privilégié
  • ​Ne mettez pas la barre trop haut
  • ​Pratiquez avec régularité
  • ​Ne soyez pas rigide
  • Faites vous plaisir
  • Ritualisez votre séance, trouvez de la magie

Trois propositions de séances

Vous pouvez les écouter directement ou les télécharger.

Pour les postures et les souffles, reportez vous au guide des « 21 séances »

Vitalite Avec Le Yoga 295x300

Séance "Vitalité"

Durée : 45 minutes

  • Bhastrik
  • Triangle étiré
  • Cobra
  • Agni kriya
  • Visamavritti prânâyâma : 1/4/2

Eliminer Avec Le Yoga 300x262

Séance "Éliminer"

​Durée : 32 minutes

 
Destresser Par Le Yoga 300x291

Séance "déstresser"

Durée : 36 minutes

  • ​Kapalabathi
  • Mains aux pieds
  • Samavritti prânâyâma
  • ​Posture inversée

​Cet article vous a ​intéressé, n'hésitez pas à me faire part de vos commentaires. Je réponds à tous. Merci / A bientôt. Olivier

6 conseils pour pratiquer le yoga chez soi Lire la suite »

La Salutation Au Soleil 1024x670

Pour vous aider à pratiquer, vous trouverez, en fin d’article, 3 propositions de séance enregistrées en Mp3, de l’apprentissage à une pratique intense.

​Dans cet article, vous allez voir : 

  • ​9 raisons pour pratiquer la salutation au soleil :
  • ​L’origine de la salutation au soleil
  • ​Quel est le meilleur moment pour votre pratique
  • La salutation au soleil en détail
  • Comment progresser : de débutant à « expert »

D’abord c’est quoi la salutation au soleil

La salutation au soleil, suryanamaskar en sanskrit (surya : soleil – namaskar : salutation), est une pratique emblématique du yoga qui est un enchainement de postures. La majorité des écoles l’utilisent avec cependant des différences dans l’enchainement, les postures et surtout dans le prânâyâma (respiration), la visualisation et les mantras.

Les 9 raisons pour pratiquer la salutation au soleil

Le yoga et les salutations au soleil agissent comme mesure préventive et offrent également une bonne thérapie alternative ou complémentaire à beaucoup de désordres physiques et mentaux.

1 - Réveil du corps et des énergies

Pratiquer le matin, la salutation va permettre d’évacuer la torpeur de la nuit. Nous le savons bien, le matin nous nous sentons lourd, encombrer, raide. L’enchainement des mouvements va réveiller notre corps, plus ou moins en douceur. Les rétentions de souffle vont réveiller le système hormonal et la concentration aiguiser notre mental

2 - Étire, assouplit et renforce les muscles

La salutation au soleil offre une panoplie de postures qui la rende assez complète pour l’assouplissement et le renforcement du corps. Vous remarquerez en pratiquant l’étirement de l’arrière des jambes (cuisses et mollets), l’ouverture des épaules et de la poitrine, la libération de la colonne vertébrale. C’est avec ses flexions répétées de la colonne vertébrale vers l’arrière et l’avant que votre souplesse va s’accroitre rapidement, et bien entendu en fonction du nombre de répétitions et de la régularité.

L’une des caractéristiques de suryanamaskar est que l’on utilise son propre poids corporel. Les différents tests réalisés mettent en évidence que la pratique amène une augmentation significative de votre tonus musculaire.

3 - Stimule le système digestif

Les fonctions du système digestif s’améliorent beaucoup grâce au massage des organes internes. L’impact des pressions abdominales tour à tour appuyées et étirées va avoir un effet incroyablement stimulant sur les colons paresseux.

4 - Renforce les organes vitaux

La série de postures de suryanamaskar va induire un massage très important de tous les organes internes et faciliter le nettoyage de ces organes aussi bien par les échanges sanguins que par la mobilisation du système lymphatique.

5 - Élimine le stress et éclairci le mental

Plusieurs annonces scientifiques mettent en avant l’aptitude de suryanamaskar à faciliter la bonne gestion du stress. C’est la concentration et l’impact des rétentions de souffle qui vont permettre de gommer les problématiques de la vie. Le lien entre le corps et l’esprit se renforce, le surplus d’énergie fournit par la pratique va engendrer un élan positif et de l’enthousiasme pour toute la journée.

6 - Lutte contre le mal de dos

Suryanamaskar est une des méthodes les plus efficaces pour lutter contre le mal de dos ordinaire. L’ensemble des postures va permettre de prévenir et d’éliminer les douleurs dorsales. C’est la aussi l’action conjointe des mouvements, des souffles et de la concentration qui va permettre d’obtenir de tels résultats.

7 - Élimine les toxines

C’est le système lymphatique qui va permettre l’épuration des liquides qui baignent notre organisme. Dans ces liquides se trouvent des agents infectieux, les résultats de nombreuses réactions chimiques, des débris des cellules et des corps étrangers, dont l’organisme a besoin de se débarrasser. Suryanamaskar par l’ensemble de ses mouvements et étirements va faciliter le mouvement de la lymphe et par conséquent son épuration.

8 - Aide à perdre du poids

Suryanamsakar aide à réduire le taux de glucose dans le sang, diminue le stress et masse le pancréas. Toutes ces actions vont pouvoir aider à une perte de poids, bien sur accompagnées par une alimentation adaptée. Si vous manger dans un « fast food » type mac… midi et soir, je ne pense pas que la pratique de suryanamaskar soit suffisante ou alors à très, très haute dose.

9 - Préparation à la méditation

Le travail de la concentration, associé au prânâyâma et au corps permet de trouver un état de calme intérieur et amène a des perceptions profondes qui vont grandement faciliter l’approche des techniques de méditation.

​En résumé

Suryanamaskar est une technique tonique, dynamisante qui réveille tout le corps au niveau musculaire, articulaire et hormonal (en rétention). Elle active toutes les énergies et vous garantit une bonne forme pour toute la journée. Elle libère des tensions, angoisses, stress. Elle permet d’éviter les jours « sans » et prépare aisément aux pratiques de méditations

Une étude clinique sur les bienfaits

Une enquête a été réalisée en 1983-1984 par le Yoga Biomedical Trust sur 3000 personnes affligées de maux divers. Les résultats dans le tableau suivant montrent  l’efficacité des pratiques du yoga.

Tableau Bienfaits Du Yoga 913x1024

L’origine de la salutation au soleil

Une origine difficile à trouver. En effet, dans toutes les traditions, des incas en passant par les égyptiens, les hindous, et dans toutes les religions, le soleil a toujours eu une place, plus ou moins importante. Même sans parler de tradition, pour nous, le soleil rythme notre journée et souvent notre humeur. Nous sommes plus heureux quand il fait beau que par un temps gris et couvert. Il suffit de voir en été les bouchons pour aller dans le midi… Le soleil est donc omniprésent dans notre vie, même si nous n’y portons pas vraiment attention : il se lève, se couche et s’est normal… Mais dès qu’il y a une éclipse, tout s’affole. Inconsciemment nous lui portons quand même bien hommage.

Dans toutes les traditions nous pouvons trouver une référence au soleil, et de rites dédiés à « adoration ». Par contre, je n’ai pas trouvé de textes anciens qui déterminent l’enchainement des postures de la salutation au soleil.

Ce qui correspond à la réalité car chaque école a plus ou moins sa propre série et sa propre façon de faire.

Dans notre école, nous pensons que la salutation au soleil est transmise de maitre à disciple. Et pour notre part nous avons 2 versions différentes.

Dans cet article, nous parlerons de la première version qui est la plus « simple ».

Quel est le moment idéal pour votre pratique

Il y a quatre moments propices pour effectuer la salutation au soleil, en fonction de votre habitude et de votre recherche :

  • Le matin, au lever du soleil, c’est le moment le plus courant, c’est celui ou vous allez rechercher à réveiller nos énergies.
  • Le soir au coucher va vous permettre d’évacuer les tensions et le stress de la journée
  • Au midi solaire, vous rechercherez à faire monter le feu dans l’axe, à éveiller le soleil en vous pour qu’il soit plus chaud que l’extérieur.
  • Au minuit solaire, c’est l’éveil de votre soleil intérieur sans faire appel à l’extérieur.

"Le meilleur des moments, comme pour toutes les pratiques du yoga, c’est quand vous avez le temps."

La salutation au soleil en détail

L’enchainement des postures

Nous allons détailler la salutation au soleil, dans la version de base, c’est-à-dire avec le souffle qui suit les postures.

Suryanamaskar A 1 225x300

Partir debout les pieds joints (ils doivent vraiment se toucher) et les mains jointes devant la poitrine. Les avants bras sont à l’horizontale et les mains ne touchent pas la poitrine. Commencez déjà à vous concentrez, soit dans la colonne vertébrale, soit dans le ventre. Le regard en face fixe un point, ou le soleil si vous avez la chance d’être à l’extérieur (attention la fixation du soleil peut se faire uniquement dans la phase ou il commence à se lever après, cela risque d’abimer les yeux)

Suryanamaskar A 2 225x300

En expirant, sans lâcher le point des yeux, vous allez vous pencher un peu en avant, en tendant les bras vers le sol.

Suryanamaskar A 3 225x300

En inspirant, remontez en tendant les bras vers le ciel, en poussant dans les jambes et en étirant complètement le corps, vers l’arrière. Le regard reste en face, la tête ne se porte pas vers l’arrière. Si vous faites la série en rétention à poumons pleins, c’est à partir de là que vous devez retenir le souffle

Suryanamaskar A 4 225x300

Expirez et descendez pour poser les mains au sol, en gardant les jambes tendues, le regard va sur les genoux. C’est la posture des mains aux pieds : padahastâsana

Suryanamaskar A 5 300x225

Inspirez en portant la jambe droite en arrière (sur la photo c’est la gauche), le genou se pose au sol. C’est la première phase de la posture du singe (Anjaneyâsana). Le regard se fixe sur un point en face.

Suryanamaskar A 6 300x225

Tenez le souffle et portez la jambe gauche en arrière, le dos bien à plat. Toujours le regard en face.

Suryanamaskar A 7 300x225

Expirez en posant la poitrine au sol, sans poser les jambes qui restent tendues. Toujours le regard en face. C’est une des postures des guetteurs : caturangadandâsana

Suryanamaskar A 8 300x225

Inspirez en tendant les bras et en poussant le menton vers le haut. Le regard fixe un point dans le ciel le plus haut possible. Les jambes ne touchent pas le sol. C’est la posture du chien qui regarde en haut : urdhvamukhasvanâsana

Suryanamaskar A 9 300x225

Expirez en faisant le gros dos, c’est la posture du chien qui regarde en bas (adhomukhasvanâsana), en fixant un point au sol à l’aplomb du nombril.

Suryanamaskar A10 300x225

Inspirez en ramenant la jambe droite (sur la photo c’est la gauche) entre les bras. Le regard sur un point en face. La jambe gauche reste en arrière, le genou au sol.

Suryanamaskar A11 225x300

Expirez ramener la jambe gauche, les pieds joints, tendez les jambes.

Suryanamaskar A 3 225x300

Inspirez en remontant et en tendant les bras vers le ciel, et en poussant dans les jambes.

Suryanamaskar A 1 225x300

Expirez en ramenant les mains devant la poitrine, toujours en fixant le point en face. Si vous étiez en rétention, c’est également le moment d’expirer.

​Fin de la première phase.

Dans la salutation au soleil, il y a trois phases qui constituent une série :

  1. Départ avec la jambe droite
  2. Départ avec la jambe gauche
  3. Départ avec les deux jambes en même temps

Quelles concentrations et quels mantras, quels bandas et mudra

Bandas et mudra

Il faut impérativement tenir la contraction de la base (l’anus). La langue sera en kecchari (retournée) et les yeux seront toujours posés sur un point, le regard ne doit pas être dans le vide.

Mantra

Le plus simple sera de tenir le mantra « RAM ». Ram à l’inspiration, « RAM » à l’expiration et « RAM » pendant la rétention à poumons pleins. En fait « RAM » tout le temps.

Il y a d’autres possibilités, mais qui sont plutôt abordées dans le cadre d’un enseignement direct.

Concentration

Nous allons voir ci-après quelques possibilités. Il en existe beaucoup d’autres qui effectivement comme nous l’avons vu plus haut relèvent plus d’un enseignement direct.

La concentration se fera dans la colonne vertébrale (la sushumna) ou dans le ventre (manipur) :

  • Dans la colonne vertébrale, l’inspiration monte de la base à la fontanelle, l’expiration descend de la fontanelle à la base. Il faut le voir et le sentir. Pendant les tenues à poumons pleins, sentir le feu, la chaleur dans toute la colonne vertébrale
  • Dans le ventre, sensation d’expansion du feu à l’inspiration et rétraction à l’expiration. Pendant les rétentions à poumons pleins, sentir l’expansion du feu dans le ventre et dans tout le corps.

C’est la partie la plus difficile de la pratique de suryanamaskar. En effet si l’on n’y porte pas attention, la pratique va vite se réduire à une gymnastique physique, voir pneumatique. C’est très bien mais nous ne sommes pas dans une salle de fitness. Ce qui nous intéresse, c’est d’éveiller l’énergie en nous. Il va donc falloir que vous portiez tout le temps votre attention sur les sensations internes de chaleur, de feu, de vibrations accompagnées avec le mantra « RAM »

​Attention à ne pas réduire la salutation au soleil à une simple pratique gymnique

Comment progresser : de débutant à expert

Il est intéressant de faire suryanamaskar le matin, plutôt à jeun entre 3 et 9 salutations séries.

Quand je parlerais d’une série de salutations au soleil, je le rappelle, cela comprend les 3 phases : départ jambe droite, départ jambe gauche et les deux jambes.

Débuter et apprendre

La première chose que vous allez devoir faire va être d’appendre la série de mouvements. 4 ou 5 séries devraient suffirent.

Ensuite, il vous faudra être attentif à la visualisation et la sensation du souffle à l’intérieur, soit dans la colonne vertébrale, soit dans le ventre, tout en gardant la synchronisation, la plus parfaite possible, entre les mouvements du corps et la respiration

Le dernier élément va être de s’endurcir un peu, d’habituer le corps à cet exercice

Approfondir

Une fois la phase d’apprentissage passée, ce qui prendra plus ou moins de temps en fonction de votre état physique et de votre régularité, il sera temps de passer aux rétentions de souffle.

Là également, il va falloir y aller progressivement. Vous allez commencer par vous préparer avec une quinzaine de souffles de bastrika que vous intercalerez entre chaque phase. Ensuite, progressivement en fonction de votre habitude, vous diminuerez le nombre de souffle.

Par exemple : 15 Bhastrika, RPP (rétention à poumons pleins) sur la phase jambe droite ; 15 Bhastrika, RPP sur la phase jambe gauche ; 15 Bhastrika, RPP sur les deux jambes. Puis passer à 10 bhastrika, puis 5.

Une fois que vous serez à l’aise ou à peu prêt, vous pourrez enchainer jambe droite et jambe gauche sur la même RPP. Et encore après, enchainer les 3 phases sur la même RPP.

Pensez à adapter la progression à votre état de santé, ne soyez pas trop gourmand et surtout adoptez une pratique régulière, c’est la clé du succès.

Devenir « expert », mettre le feu

C’est la façon de faire la plus intense : commencez directement, sans préparation de bhastrika, par une série complète en RPP, après faites une quinzaine de soufflets pour vous reprendre et enchainez avec une autre série en RPP, et ainsi de suite, minimum 9 séries, puis 27, 54 jusqu’à 108….

Dans cette manière de faire, encore plus que dans les autres, faites attention à ce que votre pratique ne devienne pas une pratique purement physique. Vous devez impérativement sentir le soleil en vous, que ce soit dans l’axe ou dans le ventre. A partir de la 27ème série, c’est l’énergie de la pratique qui doit vous porter.

Petit plus pour jouer

Vous pouvez également faire la salutation au soleil en poumons vides. Vous utiliserez la même façon de progresser qu’avec les rétentions à poumons pleins.

Un peu de lecture pour approfondir

  • La salutation au soleil traditionnelle – Krysztof Stec  – Editions Dervy
  • La salutation au soleil – Swami Satyananda Saraswati – Editions SWAM

Suryanamaskar : Mp3

Pour vous aider à vous mettre en route, je vous ai fait 3 enregistrements Mp3 en fonction de votre niveau.

Salutation Au Soleil Apprendre 1024x724

Suryanamaskar débutant

C’est la phase ou vous aller apprendre l’enchainement des postures et commencer à habituer le corps.

C’est également le moment pour bien installer la concentration : visualisation, mantra,…

5 séries – 19 minutes

Salutation Au Soleil Perfectionnement 1024x683

Approfondir suryanamaskar

Dans cette phase, vous allez commencer à installer les rétentions à poumons pleins. Allez-y progressivement en faisant attention à ne pas perdre la concentration.

La dernière série en rétention à poumons pleins – 16 minutes

 

Salutation Au Soleil Mettre Le Feu

Surynamaskar : mettre le feu

Vous connaissez l’enchainement, vous tenez les rétentions sur une série sans perdre la concentration, il n’y a plus qu’à pousser.

9 séries en rétention à poumons pleins – 11 minutes

"Lire c'est bien, écouter c'est bien, mais il n'y a que la pratique qui peut vous apporter"

Alors allez-y, c’est à vous maintenant

 

Vous avez des questions, des doutes sur la manière de pratiquer ou des témoignages sur ce que suryanamaskar vous a apporté, n’hésitez pas à m’en faire part en laissant un commentaire ci-dessous.

Je vous souhaite une bonne pratique et de belles expériences.

Olivier

Une super santé avec la salutation au soleil Lire la suite »

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Vous trouverez ​dans ce guide 20 séances de yoga types, générales ou spécifiques en fonction des effets bénéfiques que peuvent apporter les techniques du yoga. Les postures et souffles choisis sont expliqués dans ​ce guide.

Bien entendu, chacun étant différent, il faudra une adaptation personnelle en fonction de l’ancienneté et de la spécificité des problèmes à résoudre

​Pour vous permettre de choisir la séance qui vous convient le mieux, vous trouverez ​l’objectif, le niveau, et la durée

Niveau Seance Yoga

Voici un exemple de séance

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20 séances de yoga types Lire la suite »

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Les postures de cet aide mémoire sont simples et ne représentent qu’une base. En fonction des écoles leur nom peut changer.

Il est important de ne pas vouloir copier une image, une posture doit être adaptée à soi, dans l’instant.

C’est le souffle et la concentration qui vont permettre d’en défaire les nœuds.

N’oubliez donc pas que chaque posture doit être tenue dans le temps avec des souffles appropriés.

 Dans les postures décrites, les souffles qui sont indiqués sont des souffles de base. En fonction de votre pratique et de votre expérience vous bien entendu utiliser d’autres souffles ou visualisations.

Les postures de yoga décrites dans le guide

  • ​Arbre – Vriksâsana
  • ​Arc – Dhanurâsana
  • ​Barque – Navâsana
  • Charrue – Halâsana
  • Chat 1 – Marjariâsana
  • Chat 2 – Marjariâsana
  • Chat 3 – Marjariâsana
  • Chat : le souffle – Marjariâsana
  • Chien qui regarde en bas – Adho mukasvâsana
  • Chien qui regarde en haut – Urdhva mukasvâsana
  • Cobra – Bhujangâsana
  • Corbeau – Kakâsana
  • Demi pont – Ardha setubandâsana
  • Mains aux pieds – Paschimottanâsana
  • Montagne – Parsatâsana
  • Pince – Paschimottanâsana
  • Posture debout – Tadâsana
  • Posture du sage Goraksha – Gorakshâsana
  • Posture inversée – Viparita Karani Mudra
  • Torsion simple – Vakrâsana
  • Tortue – Kurmâsana
  • Triangle simple – Trikonâsana
  • Triangle étiré – Uttitha trikonâsana
  • Salutation au soleil
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Retrouvez la description des âsanas dans le guide

Prendre et quitter une posture

La posture est l’aspect le plus connu du yoga, certainement parce que le plus visible. Bien qu’en apparence la posture s’adresse au corps physique, elle sert à conquérir l’énergie et à dompter le mental.

Une posture sans souffle, sans tenues internes, sans visualisation n’est qu’une simple gymnastique.

Il faut inverser la manière d’utiliser le corps. On va mettre en place un souffle, dans lequel on va faire une posture. Cela change beaucoup de choses au niveau énergétique et mental.

Cependant quelques points que l’on retrouvera dans toutes les pratiques :

Systématiquement, on portera son attention sur la recherche de l’étirement de la colonne vertébrale. Pour cela, tout doit partir de la base, d’une poussée du bassin qui doit donner la sensation de verticalité. Ce n’est pas le haut (la poitrine) qui tire, c’est le bas qui pousse : l’anus et le bassin.

Une fois la posture prise, on recherchera l’immobilité, dans une profonde détente qui permettra de sentir à l’intérieur de soi le trajet du souffle et une sensation de tension interne, à ne pas confondre avec une crispation.

Défaire toute les crispations, on garde une tension qui doit devenir « énergétique », et on enlève les crispations qui sont d’ordre mental.

Une posture doit être adaptée à chacun. Il ne s’agit pas de vouloir copier une image ou le professeur, mais de sentir à l’intérieur de soi.

La manière de quitter une posture est aussi très importante. Souvent, on a envie de tout lâcher et de se laisser aller. C’est là qu’il faut tenir et quitter la posture proprement.

Après la pratique, prendre un temps d’observation, pour goûter et savourer, soit allongé, soit en assise

Comment placer une posture dans une séance

C’est une question qui revient souvent.

L’organisation des pratiques se fait en général par rapport aux centres d’énergie. C’est-à-dire que les premières pratiques vont d’abord concerner le centre d’énergie de la base, et les suivantes vont suivre en montant : le pubis, le ventre, le cœur, la gorge, le front. Il n’est pas nécessaire de faire systématiquement tous les centres.

Une séance commencera par une mise en disponibilité : kapalabathi ou relaxation rapide. Ensuite viendront les pratiques concernant plus spécifiquement le corps, dans l’ordre décrit ci-dessus, puis le travail sur la prânâyâma, puis les mudra, puis la concentration et enfin les pratiques de méditations.

Tout ce qui vient d’être dit n’est qu’un canevas, qui en fonction des besoins, peut être modifié.

Les postures peuvent toutes travailler sur n’importe quel centre d’énergie, bien quelles soient plus en lien avec un en particulier. Par exemple dans la posture de la pince, on pourra travailler aussi bien le centre d’énergie de la base que celui du cœur, mais la posture aura plus de résonance avec la base.

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